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La diminution du nombre de récepteurs opioïdes explique la perte d’efficacité des antidouleurs dérivés de la morphine.

Une des problématiques de la prise en charge de la douleur chronique est l’épuisement de l’efficacité antalgique des traitements lors d’une utilisation prolongée. La morphine (un opioïde) n’échappe pas à cette règle. Malheureusement, la communauté scientifique possède peu d’explication sur ce phénomène. Récemment, des chercheurs (Thompson et coll. 2018) ont montré que la douleur chronique induisait des changements dans le cerveau de rat, au niveau de protéines dites « récepteurs opioïdes » (lieu où agit la morphine), pouvant expliquer l’efficacité limitée des opioïdes dans la douleur chronique et également pouvant jouer un rôle dans la dépression qui accompagne souvent l’utilisation d’opioïdes. Les auteurs citent : « Nous savons que les personnes souffrant de douleur chronique ont un déficit en récepteurs opioïdes au niveau de leur cerveau « , mais « Ce que nous ne savions pas – jusqu’à présent – c’est pourquoi. Existe-t-il des différences préexistantes au niveau du cerveau, propre à chacun, qui pourraient prédisposer certaines personnes à développer une douleur chronique ? Ou, la douleur chronique peut-elle être à l’origine de ces différences ? Les résultats de cette étude suggèrent que la douleur chronique en est responsable. » Ou tout du moins y participe grandement. Enfin, selon les auteurs, « Ces résultats fournissent un aperçu des raisons pour lesquelles nous voyons l’efficacité limitée des opioïdes dans la douleur chronique et le mécanisme de la dépression qui peut l’accompagner ». Il faut rappeler que cette étude a été effectuée chez l’animal, par conséquent, des études humaines sont nécessaires pour extrapoler ces résultats à l’Homme.

N Kerckhove

Source : https://journals.lww.com/pain/Abstract/publishahead/Chronic_neuropathic_pain_reduces_opioid_receptor.98948.aspx