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PRÉGABALINE : UN RISQUE DE MÉSUSAGE ET D’ABUS

La prégabaline et la gabapentine ont bénéficié de prescriptions croissantes depuis plusieurs années dans différentes conditions pathologiques et notamment dans la douleur neuropathique. En parallèle de cet usage plus fréquent, et bien que le potentiel d’abus semblait faible aux dosages thérapeutiques, des cas de mésusage et d’abus ont été rapportés dans la littérature. Une étude a analysé les cas de dépendance et mésusage rapportés dans la base européenne de pharmacovigilance, de 2004 à 2015 pour la gabapentine et de 2006 à 2015 pour la prégabaline, pour mesurer l’ampleur de cette problématique et ses caractéristiques. 7639 cas prégabaline (soit 6,6 % d’un total de 115 616) et 4301 cas gabapentine (soit 4,8 % de 90 166) d’effets indésirables de type mésusage, abus, dépendance ont été identifiés. La fréquence de ces cas augmente dans le temps et les sujets concernés étaient majoritairement des femmes adultes. Il ont aussi observés 27 et 86 cas de décès imputables à la prégabaline et la gabapentine, le plus souvent en association avec des médicaments opioïdes. Les ratio de proportionnalité prégabaline / gabapentine pour les complications seraient en défaveur de la prégabaline : 1,25 pour l’abus, 1,39 pour la dépendance et 1,58 pour le mésusage. Les auteurs relèvent donc la nécessité d’être vigilant sur ce risque de complications liées à la prescription de ces gabapentinoïdes (prégabaline et gabapentine) et plus particulièrement chez les patients avec un antécédent de trouble lié à l’usage de substance et/ou une consommation associée de substances opioïdes comme des antalgiques ou des médicaments de substitution. Il reste néanmoins des médicaments recommandés en 1ère intention dans les douleurs neuropathiques.

Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27312320